L'essentiel
La Passe-Miroir est une saga de Fantasy littéraire dystopique composée de quatres volumes :
- Les Fiancés de l’hiver
- Les Disparus du Clairdelune
- La Mémoire de Babel
- La Tempête des Echos
Ces livres ont été écrits par Christelle Dabos et sont aux éditions Gallimard Jeunesse. Ils sont parus en 2013, 2015, 2017 et 2019.
L'auteure
Christelle Dabos est une écrivaine française, elle est née en 1980 née en 1980 et vit aujourd’hui en Belgique. Elle remporte des Prix d’écriture avec la saga « La Passe-Miroir » pour ses deux premiers tomes. Elle est également l’auteure de « Et L’imagination prend Feu » mais aussi « Ici et seulement ici ».
L'histoire
Lieu et époque
Les lieux et les époques n’ont pas existé mais certains éléments sont inspirés d’époques réelles, par exemple le modèle politique du Pôle est inspiré de la période versaillaise.
Les personnages
Résumé de la saga complète
C’est l’histoire d’une jeune fille qui se fait marier politiquement à un habitant d’une autre arche par les Doyennes, celles qui dirigent son arche, Anima.
Les arches sont des îlots séparés par les vents qui étaient unis avant la Déchirure. Ces arches sont gouvernées par des Esprits de familles dont tous les habitants sont de leur descendance, ils ont des pouvoirs que leurs descendants peuvent avoir mais ont une mémoire défaillante.
Sur l’arche d’Ophélie les gens développent un lien avec les objets, ils leur donnent vie et certains habitants peuvent même lire leur passé comme Ophélie. Ophélie est aussi Passe-Miroir et peut se rendre d’un lieu à l’autre, s’ils ne sont pas trop éloignés, en passant par un miroir.
Ophélie, qui jusqu’alors avait une vie paisible dans une bibliothèque, se rend sur l’arche totalement inconnue de son fiancé avant le mariage. Le clan de son fiancé y est en mauvaise position et elle doit se cacher. Elle est alors accompagnée par sa tante en tant que chaperon.
Ophélie y découvre un monde déconnecté de la réalité où complots et alliances filent très vite entre des clans rivaux, tous, pour le gain du pouvoir par la reconnaissance de leur Esprit de famille, le seigneur Farouk.
L’esprit de famille dont la mémoire est défaillante comme tous les autres, a une étrange obsession qu’il n’oublie jamais, son livre.
Chaque Esprit de famille en a un, tous rédigés dans une langue inconnue, sur une matière inidentifiable et qui ne peuvent pas être lus.
Rapidement, des crimes ont lieu au Pôle, des personnages importants du décor politique disparaissent dans le lieu considéré comme le plus sécurisé de la capitale du Pôle, le ClairDelune à la Citacielle. Ophélie reçoit également ce type de menace et Thorn, son fiancé, l’éloigne de ce lieu et elle est envoyée dans une station balnéaire avec sa famille, venue depuis peu et s’inquiétant de sa situation.
En remontant la trace des crimes à la demande de Farouk, Ophélie découvre un lien. Toutes ces manigances sont orchestrées par une organisation unie autour d’un certain “dieu”. Les crimes précédés de lettres de menaces sont faites en son nom et les Esprits de Famille sont de sa conception.
Son mari tue l’auteur des crimes après un combat violent et est condamné à être mutilé de ses pouvoirs. Ophélie tente de satisfaire Farouk en lisant le passé de son livre, pour retrouver ce qui le taraude depuis tant de temps mais elle échoue.
Un massacre du clan de sa belle-famille a lieu et Ophélie est renvoyée chez elle après s’être mariée en catastrophe dans la prison et avoir récupéré les pouvoirs de son mari par alliance.
Ophélie est alors renvoyée après le massacre du clan de son mari au Pôle et elle passe 2 ans chez elle à se renseigner sur la nature de leur monde pour retrouver dieu qu’elle a rencontré en prison et qui peut prendre la forme et les pouvoirs de toutes les personnes qu’il a croisé.
Elle est alors sous la surveillance des Doyennes de son arche, qui sont sous les ordres de ce dieu, et ne peut pas s’enfuir. Jusqu’à ce que des personnes rencontrées au Pôle la libèrent et lui laissent le choix de partir là où elle le souhaite ou de les suivre dans un voyage à la recherche d’une arche cachée, le pouvoir de cet arche étant de contrôler l’espace. Archibald, l’un d’eux, lui donne alors une carte postale qui pourrait l’aider à retrouver Thorn. Ophélie se rend au lieu de la carte postale, à l’arche de Babel, où elle mène l’enquête mais surtout recherche son mari, alors volatilisé depuis leur mariage en prison.
Sur cette arche, des règles et des lois sociales rythment le quotidien de tous et il ne fait pas bon pour elle d’être sous une fausse identité, Archibald lui ayant fait de faux papiers. Heureusement un habitant local décide de l’aider. Il s’avère être le fils d’un voyageur bien connu qu’elle avait rencontré au Pôle, également fabriquant des automates qui envahissent cette arche.
Elle décide d’être intégrée dans La Bonne Famille sous son nouveau nom d’Eulalie en tant qu’avant-coureuse, pour se former auprès de l’élite, avoir plus de droits et une marge de manœuvre plus grande pour retrouver Thorn. Là bas, elle rencontre plusieurs personnes dont Elisabeth qui est très fermée mais assez sympathique avec elle et Mediana qui est Devineresse et découvrira ses souvenirs de force en ayant recours à ses pouvoirs. Elle y rencontre Octavio, fils d’une membre de LUX, le groupe qui gouverne cette arche. Tous les avant-coureurs travaillent autour d’un projet mené par un certain Sir Henry. Elle montera en grade et découvrira que Sir Henry est en fait Thorn et lui avouera son amour.
Au Mémorial, le lieu de la carte postale, elle lit une statue qui s’y trouve toujours et découvre qu’elle remonte à la création des Esprits de Famille. Quelqu’un meurt littéralement de peur au Mémorial peu après son arrivée et après avoir supprimé des livres signés par les initiales d’E.D. Le professeur Wolf, qui faisait des recherches au Mémorial, est cloitré, terrorisé chez lui après s’être blessé au cou.
Octavio, fidèle citoyen de cette arche, souhaitant que les conditions de chacun soient égales pour passer l’examen d’avant-coureur fournira l’adresse du professeur Wolf, liseur, quand Ophélie sera en panne d’un produit de liseur.
E.D se révèlera être une certaine Eulalie Dilleux et dieu une déformation de Dilleux. E.D et Eulalie Dilleux sont en réalité les mêmes personnes. Les livres d’ED sont antérieurs à la Déchirure et décrivent le monde actuel dans des livres pour enfants, ceux sont ses plans et prévisions pour ce monde.
Les recherches de Thorn, ou plutôt de Sir Henry, ont pour but de trouver un des livres d’E.D qu’Ophélie avait récupéré avant qu’il ne soit détruit au Mémorial.
Thorn et Ophélie découvrent l’existence d’une Corne d’abondance dans le livre d’E.D.
Pendant ce temps un phénomène nommé l’Effondrement et des échos sont de plus en plus présents. Un institut médical, l’Observatoire des Déviations les étudie. Thorn et Ophélie s’y infiltre, Ophélie en tant que patiente et Thorn en tant qu’inspecteur, Sir Henry étant membre de LUX.
Ils y découvrent la Corne d’Abondance et après des traitements Ophélie finit par créer un Echos (aussi appelé Autre losqu’il s’agit d’une personne).
La Corne d’Abondance n’est en réalité qu’un trou qui permet de passer de l’Endroit à l’Envers du monde. Ce qui se trouve d’un côté et de l’autre doit rester équilibré, ça n’a pas été le cas pendant longtemps et c’est ce qui a créé l’Effondrement, toutes ces parties de mondes et les personnes qui s’y trouvaient n’ont pas été détruites mais sont simplement passées dans l’Envers.
Ophélie fusionne avec son écho lorsqu’elle est dans l’Envers grâce à son pouvoir de Passe-Miroir mais perd ses doigts de liseuse en contrepartie. Malheureusement, Thorn y reste coincé.
Une grande crise de l’Effondrement a lieu à Babel, finalement Ophélie et Elizabeth, qui se trouve être Dilleux renvoient l’Autre de Dilleux dans l’Envers, rétablissant l’équilibre du monde et mettent fin aux effondrements.
L’Autre se croyait alors être Dilleux et avait dessiné l’avenir du monde à sa manière.
Ophélie traverse un miroir pour récupérer Thorn.
Thèmes principaux abordés : réflexions et analyse
Le premier Tome a lieu au Pôle, une Arche inspirée de Versailles critique son modèle où faux semblants et coups-bas font le quotidien des nobles pendant qu’ils délaissent les problèmes du peuple.
Le Tome 2 se concentre sur l’intrigue tout en restant au Pôle, donc sur un fond versaillais.
Le Tome 3 a lieu à l’arche de Babel, un modèle social dystopique (que l’Autre veut d’ailleurs étendre à toutes les arches).
Les personnages évoluent dans une société de surveillance dans laquelle chaque citoyen y participe. Par exemple lorsque Ophélie fraude dans un tramway, quelqu’un la pousse en dehors.
Les dirigeants de cette arche, le LUX, prônent la non-violence et répriment toute opinion contradictoire à la leur. Ainsi, les quelques oppositions qui se font sont des actions de révolte violente et ils les discréditent sous prétexte de non-violence. De plus les seuls qui resteront seront les plus virulents et donc les moins attractifs et les plus faciles à décrédibiliser.
Une liste de mots interdits est en place nommée l‘Index, les mots propres à ce qu’ils appellent l’Ancien monde mais aussi la violence et la guerre, sont interdits.
Une résistance menée par un certain Sans-Peur-Et-Presque-Sans-Reproche existe à Babel mais tous l’ignore. Il pose régulièrement des radios libérant des messages de propagandes dont la phrase signature est : A bas l’Index ! Mort aux censeurs !
L’espace médiatique est presque entièrement pris par la presse publique : Le Journal Officiel, dans lequel ils y font taire des informations en les transformant en rumeurs et modifient des faits réels, notamment à cause de l’Index qui leur interdit l’utilisation de certains mots. Ils relatent des crimes comme des accidents par exemple. Il s’agit par ailleurs de la seule source dans laquelle peuvent puiser les Avant-Coureurs, travaillant au service de LUX.
Un code vestimentaire précis indique le statut social de chacun et il est illégal de porter des vêtements autres.
En bref, les libertés sont confisquées par les membres de LUX.
De même que le Tome 2, le Tome 4 se concentre sur l’intrigue et reste sur un fond de l’arche de Babel.
Pourquoi ces livres ?
Mon oncle m’a offert le premier tome, que j’ai lu et beaucoup apprécié, j’ai donc souhaité lire la suite.
Mon avis
Personnage préféré
Appréciation personnelle
L’intrigue est bien écrite mais j’ai préféré l’aspect sociétal et l’univers du livre, je m’y suis perdue à la fin avec la chute, lorsque l’on découvre qu’Elisabeth est en fait Eulalie Dilleux et que Dilleux est son Autre.
Les modèles sociaux des différentes arches sont très intéressants, que ce soit Le Pôle par sa dynamique versaillaise, Anima et son conseil de Doyennes qui décide pour l’ensemble de l’Arche, mais surtout Babel qui prône la non-violence pour décrédibiliser toute révolte contre les lois et interdictions touchant aux libertés.
Mon personnage favori est Octavio car il veut changer le modèle politique de Babel subtilement et par l’intérieur alors qu’il a grandi dans ce modèle en tant que fils d’une membre de LUX. Il prévoit également de travailler au Journal Officiel, le média prédominant de Babel.